Trains nucléaires

Collision entre un train transportant un conteneur nucléaire et un camion

LONDRES, 11 juin 2002 (AFP) - Un train transportant un conteneur destiné à une centrale nucléaire est entré en collision mardi avec un camion sur un passage à niveau du Kent (sud-est de l'Angleterre), mais l'accident ne présente aucun danger pour le public, a annoncé la police des Transports.
Le conteneur, utilisé pour transporter des substances nucléaires, était vide au moment de l'accident et il n'a pas été endommagé, ont précisé les pompiers du Kent.
Vers 08h40 locales (07h40 GMT), le train, qui roulait à moins de 10 km/h, a été percuté par un poids-lourd d'une douzaine de mètres de long sur un passage à niveau à Brookland (sud de Londres), pour une raison encore indéterminée.
Le conteneur se trouvait à environ 25 mètres du point d'impact, selon la même source.
Le train se rendait vers la centrale nucléaire de Dungeness (sud de l'Angleterre).
L'accident n'a fait aucun blessé. Le train et le camion ont été très peu endommagés, a précisé le porte-parole de la police des Transports.
"Les conteneurs nucléaires transportés par voie ferroviaire ont fait l'objet de tests approfondis à très grande vitesse et le public peut être rassuré, il n'y a rien à craindre après cet accident", a-t-il insisté.
Plus de 40 pompiers ont été mobilisés dans un premier temps. Mais l'alerte a été levée lorsqu'il a été découvert qu'il n'y avait aucun matériau radioactif à bord du train et que ce dernier n'avait pas déraillé.
Le conducteur du poids-lourd était entendu par la police en milieu de journée.

 

Edition du Midi Libre 25 Septembre 2001 (GARD)
Déraillement sans gravité d’un wagon d’uranium

Il était presque 23 heures, dimanche soir, à la gare de triage de Courbessac, quand un wagon transportant 30 tonnes de minerais d’uranium répartis en deux containers a déraillé au cours d’une opération de formation d’un train.
Le wagon ne s’est toutefois pas renversé et les containers sont restés en place. L’incident technique a nécessité l’évacuation des agents qui se trouvaient aux abords directs.
Compte tenu de la cargaison, le poste de commandement en matières dangereuses, basé à Dijon, a été aussitôt averti. Ce centre, à vocation nationale, tient à jour les transits de produits dangereux par voie ferrée. Les spécialistes qui y sont attachés sont en mesure de donner, selon le produit considéré, la marche à suivre.
Le Codis a été également alerté, mais un peu plus tard. Dans le courant de la nuit, le taux de radiation à proximité du wagon a été mesuré par les pompiers, avec un appareil venu de Bagnols-sur-Cèze. “ Il a été détecté un taux de 2,5 millirad à l’heure, à deux mètres des parois des containers, indiquait hier Jean-Pierre Hermantier, responsable de l’opérationnel-frêt-Gard-Cévennes. A cette distance, le seuil d’alerte est de 200 millirad à l’heure. ” Traduction : cette mesure ne trahissait ni risque d’irradiation, ni fuite sur les containers malmenés.
Hier, en milieu de journée, le transfert des deux containers sur un autre wagon a été réalisé avec une grue des établissements Laffont. Par mesure de sécurité, durant toute cette opération, l’activité sur la gare de triage a été interrompue.
Ces 30 tonnes d’Uranium - en provenance du Bénin et qui avaient transité par le terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne (44) – sont destinées à la société Comurex, sise à Narbonne. Lors de l’incident, le wagon, transportant ce minerai conditionné dans des citernes, elles-mêmes enveloppées par ces containers de 4 x 5 mètres, était sur le point d’être attelé à un convoi de 11 wagons.
"Le risque de renversement du wagon était quasiment nul, affirmait Jean-Pierre Hermantier. On ne sait pas encore pourquoi le boggie (ensemble de deux essieux, N.D.L.R.) a déraillé. Le risque de déraillement, compte tenu des manœuvres réalisées, est plus important sur une gare de triage. Mais cela reste rare. En 2000, à Nîmes, il n’y a eu aucun déraillement de wagon transportant des matières dangereuses."

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Commentaires de Tchernoblaye :

- une fois de plus, il faudrait croire sur parole les "spécialistes" qui nous assurent que si une accident encore plus grave se produisait, il n'y aurait aucun danger.
- l'actualité récente prouve que les terroristes ne reculent plus devant rien et les "trains nucléaires" apparaissent totalement vulnérables.

TchernoBlaye